24.07.2010
Chapelier Fou sans coup de folie
Paléo, samedi, 22 heures.
Au Détour, l'incontournable découverte du jour était, à n'en pas douter vu l'affluence, un certain Chapelier Fou.L'homme travaille en solitaire: machines, guitare, violon, boucles auto samplées, bouts de voix qui traînent en arrière fond, rythmes répétitifs... C'est planants, c'est mélancolique. On s'ennuie un peu. Et on se rappelle les valses à succès de Yann Tiersen. Chapelier Fou navigue dans le même registre. Purement instrumentale, sa musique a cela d'agréable qu'elle repose les oreilles. Vu qu'il ne se passe pas grand-chose sur scène, on peut tout aussi bien faire des becs à son chéri. Le son est bon, cependant. La technique, impressionnante. Cet empilement de couches sonores, plutôt bien vu. Encore que, on cherche ce qu'il y a d'original là dedans. Faire le grand écart entre techno, rock et musette, ça n'est pas nouveau. En faire une sauce tout ménage, idéal comme bruit de fond dans le salon, en revanche, voilà qui manquait au rayon. Dommage, ça commençait bien. Une petite voix en plus, peut-être? Car pour l'heure, tout cela garde a un air d'inachevé.
Fabrice Gottraux
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Paléo Nutini plaît aux filles
Paléo, samedi, 21 heures.
Sur la Grande scène, c'est ballade folk-pop-variété avec le beau Paolo Nutini. Beau? Et aprés? Evidemment, les garçons sont un brin jaloux: leurs tendres moitiés n'ont d'yeux que pour cet olibrius qui roucoule cheveux au vent. Etonnant, du reste, à quel point la voix ressemble, parfois, à celle de Bob Dylan. Mais la comparaison s'arrête ici. Cela dit, pour un open air, voilà qui passe très bien. Un peu agîté, surtout mielleux, et orchestré ce avec ce qu'il faut de guitares et batterie pour capter l'attention d'un public ma foi fort nombreux déjà.
Fabrice Gottraux
23:06 | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Jamiroquai, du funk sous les cocottiers
Paléo, vendredi, Grande scène.
"C'est super. Mais il faudrait qu'il arrête la coco!" Commentaire de fan absolue, s'il vous plaît! Jamiroquai sur la Grande scène du Paléo, on a beau dire que voilà un des meilleurs chanteurs funk blanc, l'impression est tenace d'assister à une non-rencontre: Jay kay a mis son chapeau à plumes. En revanche, il semble avoir oublier qu'il se produisait non pas dans sa salle de baiin, mais face à une foule tout de même contente d'être là. En somme, voilà qui sonne juste, voilà qui groove au mieux (admirable section cuivres). Mais voilà qui paraît franchement désincarné.
Fabrice Gottraux
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Et pendant ce temps.là, Filewile décolle
Vendredi. Quelle heure? Ouh! C'est tard, mais pas trop encore. Et c'est au Détour.
La petite, toute petite scène du Détour, qui sert cette année, comme chaque année d'ailleurs, un lot choisi de "découvertes" helvétiques.
Le Détour, comparé à la grand scène, c'est David et Goliath. Goliath qui, en l'occurence, s'est mis des diams au bout des doigts. On roque. On passe (toujours à l'Asse) faire un saut chez la prétendue bleusaille locale trop contente de jouer à Paléo. Un détour, mais oui, c'est ça. On a entendu parler de Filewile, groupe electro, un peu, hip-hop groove, surtout. Voilà qui sur scène s'avère être complètement emballant. On voulait du hip-hop, du vrai qui gratte et qui démange? Un truc aussi bien ballancé qu'intelligement charpenté? Filewile vaut tout cela. Et plus encore.
En guise de choriste, les bonshommes ont invité une perle de chanteuse. Joy Frempong, elle s'appelle. On la vue chez Stade. Enorme. La voici chez Filewile. Grandiose. Classe Montreux, internationale quoi. La Dame sait tout faire, scater, rapper, hululer, bourdonner. Dans les graves et les aigus, à choix. Une magnifique présence, couplée sur la fin par la venue d'un Monsieur sud-africain qui rappe pas moins bien. Et qui nous livre en guise de "bonjour" une démonstration de chant traditionnel avec "clic". Superbe.
Fabrice Gottraux
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| Tags : filewile, frempong, hip hop, rap, live, détour, concert |
23.07.2010
Diam's, c'est mieux que Lorie
Paléo, vendredi, 21 heures 30.
Diam's se produit sur la Grande scène. La pelouse (il en reste, je vous assure) accuse en douceur la réception du siège. Alors, siégeons! Histoire de voir à quoi ressemble ce diamant taillé jadis dans le "brut de femme", comme elle disait avant de virer puritain. Ah oui, c'est vrai... Le registre rentre-dedans des débuts, la rage d'en finir avec les machos, le "Je t'emm.. et que t'importe si j'aime les jupettes", tout cela donc a mis les voiles.
En 2010, Diam's est rentrée dans le moule. Cela dit, ça n'a pas empêché la toujours très fière Madame de nous livrer un set de première bourre. A commencer en introduction par ce faux semblant assez malin qui consiste à montrer sur scène deux rappeuses, de dos, qui toutes deux ont la voix de Diam's. Elle s'interroge, elle sait pas si elle peut. Viendra-t-elle? Diam's a bobo au coeur... Allez, le cachet est payé! Monte sur scène, hop. Langage crudité? Un chouilla, c'est vrai. Ce qui n'a pas l'air de déplaire au noyau dur de ses fans. Moyenne d'âge: douze ans. Ne riez pas! En voilà qui ont du goût. A leur âge, d'autres écoutaient Lorie.
FAbrice Gottraux
23:36 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Saga Africa façon Clegg
Pour bien débuter ce vendredi, un petit retour sur le concert de Johnny, Clegg de son nom.
Que dire du "Zoulou blanc", sinon qu'il est bonnard, mais oui. L'artiste, c'est vrai, passe pour un vieux canassson, tout juste bon pour la compil années 80-90. Si "Asimbonanga" pouvait faire un slow, ce serait impec. Mais ce serait, aussi, oublier que ce bon vieux Johnny a plus que des beaux restes. L'orchestre est au poil, des pros. Cela suffira-t-il? Quand bien même l'impression tenace d'assister à un concert caritatif laisse planer son ombre menaçante sur l'Asse, Monsieur Clegg assure sans accroc cette fin de soirée relativement clairsemée devant la Grande scène. Clegg, on s'en souviendra encore, a des tubes plein son escarcelle. Les entendre de temps à autre fait toujours plaisir. Bonnard, c'est bien ça.
Fabrice Gottraux
23:17 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Vitalic ta nuit
Qu'attendre d'autre de cette légende de l'électro qu'une életrisation immédiate de la foule ?? Les mains collées à son sequenseur, le DJ remplit son office dès les premiers beats. Une onde de choc traverse le public, le saisit, le retourne et le transofrme en vague gesticulane. Campé au milieu de deux murs formés de miroirs déformans sur lesquels sont projetés des séries d'images et des jeux de lumière, Vitalic n'aura de cesse de fare hurler une foule entièrement acquise à sa cause. On en sort aphone, trempé de sueur, les jambes flageolantes.
Si la mission est accomplie, la question se pose de savoir encore combien de temps les festivals multistyles comme paléo se borneront à programmer des sets électros aussi commerciaux et convenus, et qui le premier prendra le risque d'amener un atiste de la scène électronique underground ou émergent. SaD
02:53 | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Beast vs The Awkwards
Il faut dire que le choix était difficile, et jouer à pile ou face le choix du concert n'aurait donné aucune saisafaction. C'est donc à moitié moitié (comme la fondue !) que les performances de Beast et the Awkward ont été appréciées. Honneur aux dames, Beast porte diablemet bien son nom. La chanteuse de ce duo électro- vocal canadien, augmenté d'une basse et d'une guitare pour l'occasion, porte en elle le rugissement des voix noires. Belle à l'organe de bête, elle mène un public conquis à coups de rugissements digne d'une Aretha sous prozac. Son comparse Jean-Philippe Gonzalces, derrière la batterie, n'en pâtit pas pour autant. Campé derrière son instrument, il mugit sa prose à travers un mégaphone, sous des applaudissements toujours nourris.
On remonte la pente pur une ambiance beacoup plus rock'n'roll, avec les veveysans de The Awkwards. Belles gueules à la musique étonament rafraîchissante et inventive, on ne pourra leur reprocher que les légères imprécisions au niveau de la voix du chanteur. La tente du détour est plein à craquer, et groupies comme jeunes dandys en slim battent la mesure de la tête.
match nul ! SaD
02:44 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.07.2010
Pan dans les Archive!
Un groupe de scène, pas avare de bon disques, en veux-tu? En voilà. Un joli, classe A.
La matière première est trip hop. Salement secouée de groove épais. Ce jeudi soir, à l'heure où les petits font dodo dans leur poussette, Archive met la gomme. Ce qui convient au Chapiteau, la scène-et de loin- la plus adaptée pour ce genre de prestations en force mais néanmoins finaudes. La section rythmique est au taquet, qui mouline la kyrielle de tube maison sans coup férir.
Un petit air de Muse, parfois? Sans blague! Si le trio à succès de la pop anglaise doit bien quelque chose dans sa reconversion au rock spatial, c'est pour une bonne part en repiquant Archive. Parole! Les bonshommes que voici-n'oublions pas la chanteuse aussi-savent y faire en matière de montées hallucinantes, du boum boum le plus carré aux sommets de l'extase sonore. Avec, en guise d'entrée en matière des plus solides, une série de titres lourdement charpentés, de "Sane" à "Controlling Crowds" Plus qu'efficace, carrément excitant.
Fabrice Gottraux
23:43 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Madjo secoue le détour
Sur la scène réservée aux talents suisses, une jolie rouquine enchaîne les rengaines. Une voix puissante, une guitare, un batteur et deux choristes. La formule est simple, la jeune fille aussi, et le public est conquis. La tente déborde. Et c'est de loin que nous apprécions le concert. Si, en anglais, la voix et le folk énergique font immanquablement penser à K.T Tunstall, en français, la chanteuse dévoile un aute niveau de sensibilité. Chanteuse à voix qui ne paie pas de mine, Zeitgeist? Si les Zaz ou autres Clarika polluent les ondes, gardons nous d'y ranger Madjo et ses joyeux compères. Le doute profite à l'accusée. En tout cas pour le moment. SaD
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fanfarlo, une fanfare qui ne prend pas l'eau
Au-delà des jeux de mots faciles, Fanfarlo a rempli ce soir son office. On ne peut s'empêcher de penser à Beyrouth, le côté guinguette pirate en moins, une grosse louche de pop british en plus. si le public semble mou, il se réveille entre chaque chanson, en redemande, et les bravos vont crescendo.
Quintet pluriinstrumental, le trompettiste et la violoniste surtout ajoutent de la valeur à ce groupe qui, sans eux, n'aurait été qu'une énième formation de Brit-Pop inventive. Le duo se relaie aux claviers, joue des cloches, du xylophone et même de l'harmonium ( sorte de clavier de synthétiseur dont s'échappe un tuyau dans lequel souffle le musicien pour en jouer). Les mélodies sont efficaces, la sauce prend, et même les plus réfractaires balancent des épaules et tapent des mains. Fanfarlo, dont le nom est tiré d'une nouvelle de Baudelaire, n'en a pas absorbé le spleen.
C'est ragaillardi que le public quitte le club tent, avec pour seul bémol de ne pas avoir réussi à obtenir un rappel. La mélodie de la reprise "d'Ayo Technologie" qui s'échappe du chapiteau à la sortie ne fait que conforter la foule dans son choix.
Sarah Dutch
23:00 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Crosby, Stills & Nash, trois forces tranquilles
D’Hugues Aufray à Crosby, Stills & Nash, c’est en toute quiétude que le Paléo a poursuivi ses retrouvailles avec les vedettes folk d’antan.
Même la pluie, semble-t-il, a préféré se faire la malle. Pas la bienvenue ce soir, alors. Le soleil est au couchant, l’heure est aux étreintes doucement remuées. C’est ce que le mythe, du moins, avait retenu des trois bonshommes. Or, on sait la saga Crosby & Co joliment émaillée de coups malins, d’incursions à droite à gauche. Dans le Rhythm & Blues, par exemple. A l’approche de la nuit, voilà donc nos sympathiques Américains, non pas muséal, comme on pouvait le craindre, mais belle et bien rock’n’roll. Côté blues, certes. Avec de superbes envolées de guitare comme on n'en fait plus. De solo aérien. Des trucs qui résonnent.
Ils devaient bien se marrer, ces trois-là. Peinards sur scène. Mais loin d’avoir perdu le sens de la répartie. Alors, oui, ça sonne désuet, si vous voulez, tous ces jolis choeurs qui s’élevent sur le Paléo. On lâche l’életrique, passage à l’acoustique. Tout en douceur. Tout en puissance. Relax. La légende est déjà faite. On est juste là pour écouter.
Fabrice Gottraux
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Paleo backstage
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Aufray sous la pluie
La pluie, un concert de Hugues Aufray... vous avez dit soirée plombée?
19:48 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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-M- se démasque
Paléo, mercredi, ou jeudi plutôt, 01 heures du matin.
Sur la Grande scène, -M- achève son show dans un feu d'artifice de batteries disco. Tous sur scènes, dans un grand moment de communion toute en légereté.
Débutée en -M- non plus rose, mais noir et blanc, la prestation du chanteur-guitariste tombe vite le masque: chapeau et chemise ouverte, voici Matthieu Chedid. Bougrement efficace, l'inverse aurait été étonnant. la guitare du Monsieur, encore et toujours, fait le bonheur des amateurs. Funky, bluesy, hard rocky... Youpi le Matthieu Chedid qui ne s'assume plus en-M-. Pas évident, en effet, de virer le personnage qui a fait de lui une vraie vedette, et pas seulement un gag de musicien. Aime-t-on le -M- nouveau? A voir le public, pas sûr que tout le monde ici présent-beaucoup, beaucoup de monde en l'occurence-suive le bonhomme dans ses nouvelles "expérimentations", comem il dit. En noir et blanc, le trublion de la chanson cherche plus de poésie, plus de finesse, plus de noirceur aussi. "L'idole à la con" prend de gros risque en changeant d'habit. Cela dit, le meneur de revue kitscho-rigolo reste une valeure sûre. Fabrice Gottraux
17:36 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : m |
Biolay bétonne toute en finesse
Paléo, mercredi, 20 heures 30.
L'heure du thé sous le Chapiteau, qui reçoit Benjamin Biolay, l'homme aux nombreuses mèches folles.
L'auteur du très acclamé "La superbe" est en noir. Peu de mots à l'attention des auditeurs. Juste une très, très grand merci. Sobre. Honnête.
Son public a beau être acquis, tout le monde ne restera pas jusqu'au bout.
C'est qu'il s'agit là, quoiqu'on dise du côté variét' de ses chansons, du concert le plus décalé du jour.
On admire la finesse des musiciens, guitare, batterie, synthétiseurs, onde theremin et harpe, qui bétonnent avec l'assurance du virtuose les compositions somme toute assez simple du chanteur.
De la ballade, on glisse sûrement vers une mixture pop rock ma foi fort en gueule. Epatantes, ces montées en puissances, élégantes, ces rythmiques disco revisitée.
Biolay sort sa trompette. Biolay évoque l'en dessous de la braguette.
Biolay, c'est amusant, en somme l'antithèse de-M-, qui se produira tout à l'heure sur la Grande scène. Là où -M- fait encore office de polisson innocent, Benjamin trimbale au contraire une aura vénéneuse de dandy viril. L'un dans l'autre, tous deux figure la relève des vedettes françaises pas bidon.
Fabrice Gottraux
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| Tags : biolay |
21.07.2010
Charlie Winston sans additif, juste le sourire. Et Monsieur -M- en prime pour la fin.
Paléo, mercredi, 22 heures et 20 minutes.
Sa cause n'était pas forcément toute acquise pour la vedette anglaise préférée des francophones.
C'est que, l'année passée était déjà bien dotée en apparition de Charlie Winston. On connaît sa fulgurante ascension. Le public allait-il suivre encore? Est-ce d'autant plus que l'auteur de "Like a Hobo" devait cette fois-ci prendre ses marques sur la grande scène?
C'était sans compter, justement, sur son omniprésence sur les ondes. Tout le monde, ou presque, connaît le refrain. Ajouter à cela un "live" tous ce qu'il y a de plus "charming", de plus p^chu et généreux: la recette Winston fait mouche, un fois de plus.
Avec à la clé la plus grosse affluence devant la Grande scène de ce début de festival. En attendant -M-. Lequel, surprise, s'invite sur les dernières notes du concert, guitare en bandoulière, chaussures blanches au pieds. Et le regard pétillant d'aise.
Sa prestation n'a pas encore débuté que -M-, ce coquin, a déjà le public dans sa poche.
Fabrice Gottraux
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| Tags : winston |
28.07.2008
And the winner is...Firewater

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| Tags : paléo, firewater, concert |
Barbatuques au Dôme du rythme

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| Tags : paléo, barbatuques, concert |
Encore une pour la route

00:35 | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : paléo, concert, bashung |





